Posté le 27.12.2007 par dopagetpe
On a longtemps utilisé le terme anglosaxon "doping", avant que le Comité du langage scientifique n'impose un terme plus français en 1958.
La définition du dopage n'est pas aussi évidente qu'il y paraît. Quelques exemples permettent de s'en convaincre :
* la consommation de stimulants comme le café, le thé, la feuille de coca, etc. est une tradition générale chez les humains, justement en raison de l'amélioration des capacités ;
* la consommation de vitamines, de nourritures riches, de boissons étudiées a un effet direct sur la performance ;
* le simple entraînement sportif est bien un artifice visant à une meilleure performance.
Au sens strict, le dopage consiste donc à consommer un produit présent sur cette liste (ou bien une substance apparentée). Dans un sens plus large, on parlera de conduite dopante lorsque l'on consomme un produit dans le but d'améliorer ses performances même si ce produit ne fait pas partie de la liste des produits dopants (exemple: la créatine).
Les instances sportives, et plus tard les législateurs dans certains pays, ont donc dû établir des listes de produits et de techniques médicales interdites. D'une manière générale on peut distinguer plusieurs facteurs qui contribuent à classer une substance ou technique dans la catégorie du dopage :
* le premier est la notion de « triche » : le sportif dopé utilise des méthodes auxquelles d'autres n'ont pas accès ; le résultat de la compétition est donc faussé, ce qui va à l'encontre de l'image courante du sport, une compétition à armes égales où « le meilleur gagne » ;
* le second est la notion d'intégrité physique : le sportif dopé utilise des produits dangereux, souvent d'ailleurs classés comme stupéfiants ; il s'agit alors de protéger le sportif, qui bien souvent est prêt à prendre des risques inconsidérés, ou peut être mal informé par son entourage sur ces risques ; les produits dopants ont souvent un effet dégénérescent sur des organes comme le cœur, ce dernier doit travailler plus et donc se fatigue plus vite.
Ces critères permettent la constitution d'une liste de substances interdites référencées par le code mondial antidopage qui fait maintenant autorité dans tous les pays.
Quels sont les effets recherchés dans le dopage et quels en sont les effets nefastes, physiquement, psychologiquement et comment se caractérisent-ils sur le cerveau?
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Posté le 27.12.2007 par dopagetpe
Les Stimulants
Les Agents Anabolisants
Les Narcotiques
Les Bêtabloquants
Les Cannabinoïdes
Posté le 30.12.2007 par dopagetpe
Les amphétamines, la cocaïne, la caféine et les produits dérivés sont les plus utilisés.
Les stimulants sont consommés pour accroître la concentration, l'attention, réduire la sensation de fatigue. Ils augmentent l'agressivité et font perdre du poids. Ces produits interviennent sur le système cardio-vasculaire et neurologique. Leur consommation peut entraîner des troubles psychiatriques.
Le dépassement du seuil physiologique de la fatigue entraîné par l'usage de ces substances peut provoquer de états de faiblesse pouvant aller jusqu'à l'épuisement, voire jusqu'à la mort.
Les stimulants, dopants et drogues sont interdits par la législation ou soumis à une réglementation très stricte. Et ce n’est pas sans raison : les risques sont vraiment importants.
Les stimulants sont des produits anti-fatigue ou plus exactement, ce sont des produits qui suppriment artificiellement la sensation de fatigue. Parfois, ils améliorent aussi l’humeur et la confiance en soi. Mais ils agissent pendant un temps très court.
Le problème, c’est que la fatigue reste bien présente, même si elle n’est plus ressentie. Alors, parfois, le corps craque : c’est le crash, un épuisement total dont on aura beaucoup de mal à sortir !
L’amélioration de la confiance en soi, avec ce type de produits, a aussi des effets pervers : on est sûr de ce qu’on dit ou fait, mais le nombre d’erreurs commises est significativement plus élevé.
Quant à l’amélioration des performances mentales, elle n’a été démontrée par les scientifiques que pour des tâches mentales très simples or le travail de préparation d’un examen est loin d’être une tâche mentale très simple !
Un stimulant est une substance qui augmente l'activité du système nerveux sympathique facilitant ou améliorant certaines fonctions de l'organisme.
Les stimulants sont utilisés à but thérapeutique pour augmenter la vigilance mais certains d'entre eux sont utilisés de manière détournée pour un usage récréatif. Ils sont aussi parfois utilisés de façon détournée pour augmenter la résistance, la productivité ou supprimer l'appétit.
Les stimulants induisent un sentiment d'euphorie ou/et un sentiment d'éveil. Ils accélèrent le rythme cardiaque et augmentent la fréquence respiratoire et la pression artérielle. Même s'il arrive parfois que les stimulants induisent des hallucinations à forte dose, ils ne doivent pas être confondus avec les psychostimulants.
Les stimulants agissent surtout sur le système nerveux central et cardiovasculaire. Ils présentent la particularité psychologique de modifier le self-control, en ce sens que le sujet soumis à leur action surévalue ses possibilités et peut être amené à commettre des actions dangereuses.
Il s’agit principalement des amphétamines, de la caféine, de la cocaïne, de l’adrénaline et l’éphédrine ou autres substances apparentées. Ces produits ont des effets tels que: excitation nerveuse, augmentation du débit cardiaque, contraction des vaisseaux sanguins, augmentation de la pression sanguine, et augmentation du métabolisme, ou encore relâchement de muscles viscéraux, et ouverture des voies respiratoires, etc.
Nous allons donc etudier les amphétamines, la cocaïne & la caféine.
Posté le 30.12.2007 par dopagetpe
I. Presentation de la cocaine
La cocaïne est un alcaloïde extrait de la coca.
Puissant stimulant du système nerveux central, elle est aussi un vasoconstricteur périphérique.
En Occident, elle est classée comme stupéfiant.
La cocaïne est peu soluble dans l'eau mais son sel l'est.
Elle s'extrait de feuilles d'une plante Erythroxylon coca.
La cocaïne se présente le plus souvent sous la forme d'une poudre blanche et floconneuse ; plus rarement sous forme de cristaux.
La cocaïne (ou chlorhydrate de cocaïne de son nom scientifique) qui alimente le trafic clandestin est la plupart du temps coupée - « allongée » - avec des substances diverses visant à en augmenter le volume, tel que le bicarbonate de soude, le sucre, le lactose ou divers autres produits pharmaceutiques.
Ces produits de coupe sont susceptibles d'en accroître les dangers par une potentialisation des effets ou par une interaction entre deux produits.
La poudre vendue sur le marché clandestin comme étant de la cocaïne n'en contiendrait en fait que 3 à 35%.
Sa saveur est amère et provoque une sensation d'engourdissement sur la langue quand on la goûte.
La cocaïne se trouve naturellement dans les feuilles de la plante de coca, très répandue dans toute l’Amérique latine. Elle est connue depuis des siècles pour ses effets psychostimulants. Elle a été utilisée comme anesthésique local; elle fait plutôt partie (chimiquement) de la classe des narcotiques. La cocaïne provoque assez vite une dépendance très importante. Elle peut fermer des artères coronaires qui irriguent le cœur. Elle a causé des problèmes cardiaques graves ou mortels à bien des sportifs. Au-delà du monde du sport, la cocaïne est un des produits majeurs sur le marché de la drogue, la “coke”, “sniffée” ou injectée, cause de nombreux ravages parmi les toxicomanes.
II. Effets positifs & negatifs
L'usage de la cocaïne provoque :
* une forte euphorie;
* un sentiment de puissance intellectuelle (illusion de tout comprendre et d'avoir une intelligence inconcevable) et physique (voire sexuelle) qui provoque une désinhibition ;
* une indifférence à la douleur, à la fatigue et à la faim.
Effets à court terme
* augmentation du rythme cardiaque (tachycardie), voire troubles du rythme cardiaque ;
* augmentation de la pression sanguine (hypertension) et de la respiration ;
* hyperthermie ;
* crampes, tremblements, spasmes, épilepsie ;
* saignements de nez, anosmie durant 48 heures en cas de prise par voie nasale.
La levée des inhibitions peut entraîner des actes violents ou des agressions.
Effets à long terme
Consommée de façon régulière, la cocaïne peut provoquer :
* une contraction de la plupart des vaisseaux sanguins : les tissus, insuffisamment irrigués, se nécrosent. C'est souvent le cas de la cloison nasale avec des lésions perforantes pouvant aller jusqu'à la nécrose des parois nasales chez les usagers prisant régulièrement la cocaïne ;
* des troubles du rythme cardiaque pouvant entraîner des accidents cardiaques ;
* des troubles de l'humeur : irritabilité, paranoïa, attaque de panique, dépression ;
* une augmentation de l'activité psychique : des insomnies, des amnésies, des difficultés de concentration, tics nerveux, etc. ;
* une dépendance psychique rapide et forte. On estime que 20% des usagers deviennent dépendants. La dépendance à la cocaïne est parfois réversible mais même après un arrêt complet de consommation, il faut attendre de 12 à 18 mois sans rechute pour être considéré comme "guéri".
La tolérance ne concerne que certains des effets notamment l'euphorie et est fortement liée aux sensibilités individuelles.
Le syndrome de sevrage n'a été officialisé qu'en 1987 et ses manifestations physiques ne sont pas toujours observables.
La consommation « en rail » favorise les transmissions virales (hépatites B et C, sida) par le partage de pailles.
Posté le 30.12.2007 par dopagetpe
De nombreux usagers de cocaïne ne consomment la drogue qu'à certaines occasions (consommation récréative), c'est-à-dire la fin de semaine ou durant les loisirs. Cela dit, la cocaïne crée une dépendance psychologique puissante. La dépendance psychologique signifie que le quotidien de l'usager est axé sur la cocaïne. Cette dépendance est encore plus dure à éradiquer que la dépendance physique... On peut traiter cette dernière plus facilement que la dépendance psychologique. C'est le cas du subutex, par exemple, pour l'héroïne. Pour continuer sur l'héroïne (cas flagrant de dépendance physique) il est important de savoir qu'il faut au maximum 15 jours (avec un traitement de sevrage) pour éliminer toute dépendance physique, alors qu'il faut plusieurs mois, plusieurs années, plusieurs décennies pour arriver à décrocher de l'héro au niveau psychologique.
Posté le 30.12.2007 par dopagetpe
I. Presentation de la cafeine
La caféine est une méthylxanthine présente dans de nombreux aliments comme les grains de café, le thé, le cacao (chocolat), la noix de kola, le maté ou la graine de guarana. Elle est bien connue pour ses propriétés de stimulant du système nerveux central et du système cardio-vasculaire. Elle fait partie de la composition de boissons comme le cola (Coca-Cola) ou d'autres boissons énergisantes.
II. Effets De la Cafeine
De façon générale, la caféine est un psychostimulant qui a pour principaux effets d'accélérer le rythme cardiaque au bout de quelques minutes puis de provoquer une sensation de réveil.
La caféine entraîne une vasodilatation. Elle présente des effets au niveau des systèmes cardiovasculaire, respiratoire et gastro-intestinal. De plus, elle agit au niveau des muscles squelettiques, du flux sanguin rénal, de la glycogénolyse et de la lipolyse.
Une prise trop importante de caféine peut conduire à une intoxication. Ces symptômes sont l'insomnie, la nervosité, l'excitation, flushing cutané (un visage tout rouge), l'augmentation de la diurèse, et des troubles gastrointestinaux. Chez certaines personnes, ils peuvent apparaître après une prise aussi faible que 250 mg par jour. Plus d'un gramme par jour peut générer des contractions musculaires involontaires, des pensées et propos décousus, de l'arythmie cardiaque ainsi qu'une agitation psychomotrice. Les symptômes de l'intoxication à la caféine sont similaires à ceux de la panique et d'une anxiété généralisée. La LD50 de la caféine par ingestion chez le rat est de 192 mg/kg. Bien que cette valeur ne puisse être directement extrapolée à l'humain, on peut faire l'hypothèse que l'ingestion d'environ 10 g de caféine chez l'homme adulte, soit environ 100 tasses de café, serait létale dans 50 % des cas. La caféine est par conséquent classée dans la catégorie des substances moyennement toxiques.
La caféine est une substance naturellement présente dans plusieurs plantes (feuilles de thé et de coca, grains de café). Elle est ajoutée dans certaines boissons de type “cola” extrêmement répandues. Elle est aussi contenue dans beaucoup de médicaments (par exemple contre les maux de tête). Comme il est logique que l’on puisse en consommer de façon raisonnable, la caféine sera considérée comme produit dopant seulement si sa concentration dans l’urine (plus de 12 microgrammes par litre) démontre une consommation vraiment excessive.
Posté le 30.12.2007 par dopagetpe
Posté le 03.01.2008 par dopagetpe
On pense que la caféine agit sur le cerveau principalement par antagonisme de l'adénosine, c'est-à-dire que la caféine bloque ses récepteurs. L'adénosine, lorsqu'elle se fixe sur les récepteurs des cellules nerveuses, diminue l'activité de la cellule par l'intermédiaire des protéines G qui restent fixées aux récepteurs et ne peuvent donc pas amorcer la réaction en chaîne qui conduit à l'activité de la cellule ; cela se produit par exemple durant le sommeil. La molécule de caféine, structurellement similaire à l'adénosine, ne diminue pas l'activité des cellules ; au contraire, elle se fixe aux récepteurs et empêche l'action de l'adénosine.
L'augmentation de l'activité nerveuse qui en résulte déclenche la libération d'adrénaline, une hormone qui cause plusieurs effets tels que l'augmentation du rythme cardiaque , de la contractilité du cœur, de la pression artérielle, de l'apport de sang aux muscles, la diminution de l'apport de sang aux autres organes (excepté le cerveau) et la libération de glucose par le foie, par néoglucogénèse par exemple.
Par ailleurs, la caféine augmente les niveaux de dopamine (un neurotransmetteur) dans le cerveau, comme le feraient des amphétamines par exemple.
Les effets de la caféine, contrairement à ceux de l'alcool ou d'autres stimulants du système nerveux central, sont de courte durée. Qui plus est, la caféine n'affecte pas la concentration ou d'autres fonctions mentales supérieures.
La consommation continue de caféine finit par faire apparaître une addiction liée à l'excès de récepteurs à l'adénosine et au manque de récepteurs à la dopamine. Lors du sevrage, le corps devient hyper-sensible à l'adénosine, ce qui fait augmenter la pression artérielle de façon dramatique et peut générer de très forts maux de tête et d'autres symptômes comme la bradycardie ; le manque de dopamine peut générer un état dépressif et une nette diminution des performances cérébrales, c'est pourquoi on recommande toujours un sevrage progressif étalé sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Cependant, contrairement à d'autres stimulants du système nerveux central, la caféine n'agit pas directement sur le noyau accumbens, responsable de l'addiction psychologique.
Des études récentes suggèrent que l'apport de caféine par le café pourrait diminuer le risque de contracter la maladie de Parkinson, mais une étude plus approfondie est nécessaire.
Des études prouvent néanmoins les effets positifs de la caféine. Une étude sur 2 000 prématurés amène à penser que la caféine aurait un rôle positif sur les fonctions respiratoires.
Posté le 06.01.2008 par dopagetpe
L'amphétamine est une substance excitant le système nerveux central et accroissant les activités physiques et psychiques.On utilise le terme populaire ecstasy pour parler des amphétamines.C'est ne drogue hallucinogène et hépatoxique.Elle peut être consommé par injection intraveineuse, ingestion ou inhalation.
L'amphétamine (DCI) est une substance sympathomimétique aux effets anorexigène et psychoanaleptique. Elle est utilisée comme coupe-faim, comme stimulant du système nerveux central et pour le traitement de l'hyperactivité chez l'enfant. En Occident, l'amphétamine est considérée comme un stupéfiant, connu sous le nom de speed.
Les amphétamines ont été utilisées pour soigner l’obésité, l’endormissement excessif, et des maladies neuropsychiatriques (états dépressifs, par exemple). Elles sont remplacées aujourd’hui par des médicaments plus efficaces et moins dangereux. C’est pourquoi elles ne sont plus prescrites par les médecins, et leur usage n’est donc jamais justifiable. Elles ont été parmi les premiers produits bien connus pour leur usage nocif fréquent dans le sport. Elles peuvent provoquer des lésions cérébrales graves et ont causé le décès de plusieurs sportifs (par exemple, Tom Simpson, mort lors d’une course cycliste).
Posté le 06.01.2008 par dopagetpe
EFFETS RECHERCHES
Diminution des sensations de faim et de fatigue;
augmentation de l'endurance;
sensation d'augmentation des facultés cérébrales notamment la concentration;
euphorie et bien-être;
désinhibition.
EFFETS A COURT TERME
Accélération du rythme cardiaque (tachycardie);
augmentation de la fréquence respiratoire et de la pression sanguine;
hyperthermie et transpiration;
dilatation des bronches;
réduction de la circulation vers les muscles due à la vasodilatation;
diminution de salive;
crispation des mâchoires (trismus);
dans certains cas chez les hommes, diminution temporaire des capacités érectiles.
EFFETS A LONG TERME
Affaiblissement, amaigrissement;
acné majeure;
décalcification des os;
immunodépression;
insomnies;
troubles de l'humeur : nervosité, irritabilité, anxiété, dépression;
troubles psychiques : psychose, paranoïa;
troubles cardio-vasculaires ; notamment hypertension artérielle pulmonaire;
dépendance psychologique;
problèmes érectiles majeurs;